Pourquoi construire 1 258 logements aux Rougières? Pourquoi étendre la ville dans une des dernières zones agricoles limitrophe de la ville? Pourquoi poursuivre une politique d’extension urbaine à l’inverse de la protection du cadre de vie? Le risque d’inondation est réel. Le quartier est traversé par deux cours d’eau et il réceptionne les pluies des orages qui se déversent sur la ville. Le dérèglement climatique est une menace. La responsabilité du Maire est bien d’anticiper ce risque et de protéger les habitants.

Si le Préfet impose de construire 350 logements à un prix accessible aux Rougières, pourquoi ne pas s’en tenir là? Dans quel but a-t-on permis à un promoteur privé de construire, dans la plus grande opacité, 1258 appartements, 3554 m2 de commerces et 2575 m2 de bureaux, dans une zone inondable et saturée en terme de trafic?

Pourquoi essayer de convaincre les hyèrois que dans les 1258 appartements, il n’y aurait pas plus de 1,42 habitants par logement? Qui peut croire cela?
Pourquoi ne pas plutôt en profiter pour agrandir le jardin Olbius Riquier, tracer une coulée verte jusqu’à la mer, construire des équipements sportifs et préserver des espaces agricoles?
Pourquoi avoir laisser l’avocat de la Mairie contraindre le CIL des Rougières de payer 3000€, alors que ce dernier défend l’intérêt local du quartier?

Les décisions politiques doivent servir l’intérêt de la ville. Notre vraie richesse, ce sont nos paysages, nos rivages, notre qualité de vie. Le CIL a raison de s’opposer à un projet pharaonique. La ville doit s’embellir et préserver son patrimoine naturel, la seule réponse sérieuse au changement climatique.   

William Seemuller.                                              
President d’Agir pour Hyères                                                                

Brigitte Del Perugia
Conseillère municipale