À force de vouloir apparaître à l’écran, parler le premier devant le micro tendu, nous glissons dans l’illusion et le bruit.

« Toute la vie des sociétés modernes s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu, s’est éloigné dans une représentation. » Guy Debord.

Certains médias nous parlent d’information mais nous ne percevons qu’émotions, bruit, sondage, audience. Nous observons la plus grande confusion entre la sphère privée et la sphère publique, entre la légitimité du mandat électoral et le résultat d’un sondage. Tout devient important, tout est comparable. Nous écoutons des experts qui perdent la mémoire et l’humilité. La politique est un commerce qui fait vendre.

Sommes nous donc un produit? Avons nous encore la maîtrise de notre action? Le sens de notre responsabilité?

Prenons le temps de comprendre cette société du spectacle. Cessons de la nourrir pour revenir à plus de simplicité, à la gestion de la cité par une implication des citoyens. Il nous faut reconstruire ce lien avec le terrain, les citoyens, et lui donner du sens.