Trois réflexions à partager

La fracture sociale, la violence, la société du spectacle.

La fracture sociale nous renvoie à l’échec des précédents gouvernements et aussi à celui ci. C’est une leçon de modestie pour chacun d’entre nous. C’est une immense responsabilité politique et qui repose pas seulement sur les épaules du President de la République mais sur l’ensemble des élus de la République qui ont exercé le pouvoir.

Notre démocratie a produit des travailleurs pauvres, des retraités réduits à la précarité, des jeunes qui courent après des CDD, des chauffeurs livreurs au SMIC dirigés par des algorithmes ou des caissières bientôt remplacées par des robots.

Notre société est malade d’un système inhumain et inégalitaire où l’homme est une variable d’ajustement et la richesse ne se partage pas. Nous sommes dans l’urgence et nous devons redonner de l’espoir. Chacun doit trouver sa dignité dans la société française.

La violence physique, la violence des images et des mots est insupportable et condamnable. Elle ne répond qu’à un seul but, créer le chaos, atteindre les personnes et les biens, remettre en cause la démocratie. Elle doit être combattue avec la force de la loi, les moyens de l’Etat, le courage des forces de l’ordre, la détermination et la lucidité de tous les démocrates face aux casseurs et aux démagogues.

La société du spectacle, c’est le déferlement d’images agressives sur les écrans à longueur de journée, sans prendre le temps de la mesure, de la distance, de la réflexion. C’est tendre un micro à n’importe qui, pour dire n’importe quoi. C’est utiliser les réseaux sociaux pour manipuler ou flatter les égos. Nous sommes loin de l’information et près de l’audimat. Est ce ce que nous voulons? Est ce un progrès? Est ce utile à notre compréhension de la société? Est ce pour nos enfants un exemple?

C’est dans la crise que nous révélons ce que nous sommes. C’est un moment de vérité. Alors, au President de la République de faire des propositions et de rassurer le pays.

Aux organisations syndicales de revenir dans le jeu et de nouer les accords qui permettent d’augmenter le pouvoir d’achat et de garantir les moyens de nos services publics.

Aux Maires de porter les cahiers de doléances et de permettre, par la démocratie représentative, de faire émerger des solutions politiques qui conjuguent la réduction de la fracture sociale, l’urgence climatique et la création de richesse.

Cette crise doit être utile pour renforcer notre démocratie et retrouver la sérénité d’un grand pays.

William Seemuller
Conseiller municipal d’Hyères
Adjoint spécial à Port-Cros